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La résilience des systèmes agricoles : pour une production agricole durable ?

Renforcer la résilience des systèmes agricoles : une condition préalable à une production agricole durable ?

Aujourd’hui, l’un des principaux défis auxquels le secteur agricole est confronté est de savoir comment parvenir à une agriculture durable qui fournisse une alimentation et des services écosystémiques suffisants pour les générations actuelles et futures à une époque marquée par le changement climatique, la hausse des coûts du carburant, les tensions sociales, l’instabilité financière et l’accélération de la dégradation de l’environnement.

Le défi est aggravé par le fait que la majorité des terres arables mondiales sont en monoculture. Or, les systèmes de monoculture, en raison de leur homogénéité, sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques ainsi qu’aux stress biotiques (exposition aux maladies fongiques, bactériennes…).

Cette constatation a conduit de nombreux experts à suggérer que l’agroécologie représente un moyen solide d’accroître la productivité, la durabilité de la production agricole. De plus en plus les experts-agronomes conviennent que la performance et la stabilité des agroécosystèmes dépendent largement du niveau de biodiversité végétale et animale présent dans le système et son environnement.

Qu’est-ce que la résilience d’un système agricole ?

La résilience d’un système agricole est définie comme sa capacité à rétablir son fonctionnement de référence, face à des chocs et à des stress économiques, sociaux, environnementaux. La résilience d’un système peut être de deux sortes :

  • Une résilience spécifique : soit une perturbation ponctuelle et soudaine
  • Une résilience générale ou globale : perturbation contre laquelle le système doit faire face sur le long terme.

La résilience d’un système prend ainsi en compte trois facteurs :

  • sa robustesse : « le système est capable de tolérer des perturbations sans s’éloigner de son régime de routine. Par exemple, un élevage laitier subissant une sécheresse peut tolérer cet aléa si ses stocks de fourrages sont suffisants. »
  • son adaptabilité : « le système est capable de mettre en place des adaptations techniques, organisationnelles ou commerciales pour faire face aux aléas et revenir rapidement à un régime de routine. Par exemple, pour faire face à une répétition de sécheresses, une diversification des assolements permettrait de distribuer les risques climatiques sur différentes cultures et d’augmenter ainsi la stabilité de la production. »
  • sa transformabilité : « le système est capable de se transformer en profondeur pour perdurer. Par exemple, face à une chute drastique du prix du lait, un élevage laitier intensif peut évoluer vers un système économe et autonome pouvant impliquer un changement de race du troupeau, mettre en place un nouvel atelier de production, modifier son mode de commercialisation, etc. »

Source : https://dicoagroecologie.fr/encyclopedie/resilience-des-systemes-agricoles/?highlight=resilience

Ces questions de résilience doivent être abordées en s’inscrivant dans un contexte régional.  Ces systèmes agricoles fonctionnent car les exploitations agricoles, les organisations d’agriculteurs, les fournisseurs de services et les acteurs de la chaîne d’approvisionnement sont intégrés dans les environnements locaux et les fonctions de l’agriculture.

La résilience des systèmes agricoles : quel intérêt pour l’agroécologie ?

La biodiversité présente au sein des systèmes rend divers services écologiques au-delà de la production d’aliments, tels que :

  • le recyclage des nutriments,
  • la régulation du microclimat et des processus hydrologiques locaux,
  • la suppression des organismes indésirables
  • la détoxification des produits chimiques nocifs.

Comme les processus de renouvellement et les services écologiques rendus par la biodiversité sont en grande partie biologiques, leur fonctionnement dépend du maintien de l’intégrité et de la diversité biologiques dans les agroécosystèmes.

En général, les écosystèmes naturels semblent être plus stables et moins sujets aux fluctuations de rendement et des populations d’organismes qui composent la communauté.

Les écosystèmes à plus grande diversité sont plus stables parce qu’ils présentent une plus grande résistance, ou capacité d’éviter ou de supporter les perturbations, et une plus grande capacité à se rétablir après des perturbations.

 

Dans des systèmes gérés selon des techniques agroécologiques, les systèmes agricoles diversifiés permettent entre autre :

  • des interactions complémentaires qui augmentent les rendements avec de faibles intrants, augmentant ainsi les profits,
  • de minimiser les risques grâce à la diversité des cultures

 

Le CDA place au cœur de ses missions ce double objectif de maintien de la diversité des écosystèmes et rendement optimal des exploitations. Vous souhaitez réaliser un audit de votre système afin d’optimiser votre production ? N’hésitez pas à nous contacter !

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