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Couvert Végétal : L’indispensable D’une Transition Agroécologique

Couvert végétal : l’indispensable d’une transition agroécologique

La culture de couvert végétal contrairement aux espèces primaires, n’est pas mise en place pour le commerce ou la consommation humaine. Cette technique, consistant à faire pousser des cultures spécifiques uniquement pour fertiliser et construire le sol, remonte à l’Empire romain. Les cultures de couverts ajoutent de la matière organique au sol et de l’azote à libération lente que les plantes peuvent absorber. Les cultures de couverts servent ensuite de paillis si elles sont gérées correctement, améliorent les propriétés physiques du sol en une seule saison de croissance et attirer les insectes bénéfiques et les pollinisateurs sur l’exploitation. Vous l’aurez compris, les agriculteurs ayant mis en place une transition agroécologique, récoltent de très nombreux avantages grâce à la culture de couverts. Ils répondent ainsi à des objectifs polyvalents, à la fois dans une perspective à court et à long terme.

Entre autre, les cultures de couverts aident à prévenir l’érosion des sols, régulent l’humidité, attirent les pollinisateurs, aident à lutter contre les adventices et les ravageurs, servent de paillis et de source d’engrais vert et de matière organique, et sont utilisés pour le pâturage ou le fourrage. Selon les types de cultures de couverture végétale, elles ajoutent ou absorbent de l’azote.

Pourquoi les couverts végétaux sont essentiels dans une transition agroécologique ?

Fonctionnement du couvert végétal :

Comme son nom l’indique, la culture de couverts utilise des plantations destinées à couvrir les sols pour certaines raisons. Les couverts végétaux améliorent la santé des sols, augmentent les rendements et nourrissent le bétail. Pour autant cela ne signifie pas que ces plantes sont des espèces exclusives. Dans d’autres situations, ils servent de cultures monétaires et peuvent également se retrouver dans notre assiette (par exemple, le sarrasin ou le maïs). Par exemple dans le cas des cultures de couverts d’automne, ces espèces sont utilisées comme graminées.

Le couvert végétal peut être planté à différentes saisons, soit à l’automne ou à la fin du printemps/été, uniformément ou en inter-rangs. Certains couverts sont détruits par l’hiver et certains nécessitent une élimination et une gestion des résidus. En fonction des besoins de l’exploitation le couvert végétal peut être composé d’une seule espèce à la fois ou de mélanges. Cette dernière méthode apporterait d’ailleurs, des résultats plus prolifiques.

Les cultures de couverts les plus courantes sont les légumineuses, les graminées (céréales fourragères), les brassicas, les navets, les radis, etc.

Et la transition agroécologique dans tout ça ?

La pratique de couvert végétal est très bien accueillie dans des systèmes de rotation de cultures, le semis direct et l’agriculture biologique. Mais elle également, l’une des pratiques indispensables en agroécologie.

En principe, une transition agroécologique vise à instaurer des actions sur le long terme, permettant à l’exploitation agricole de pérenniser sa production. Ces actions répondent à 5 objectifs principaux :

  1. (Re)développer la biodiversité sur la parcelle
  2. Protéger les sols
  3. Optimiser l’utilisation d’eau
  4. Réduire l’empreinte carbone de l’exploitation
  5. Réduire au maximum l’usage d’intrants chimiques

Les plantes remplacent les machines et la chimie

La mise en place d’un couvert végétal récurent, permet à la transition agroécologique de remplir ces 5 objectifs.

  1. Les couverts accroissent le nombres d’espèces végétales présentes sur la parcelle et permettent l’implantation d’espaces « refuges » pour une très grande diversité d’insectes et autres animaux pollinisateurs
  2. L’enracinement du couvert végétal améliore la structure du sol en profondeur. L’optimisation des résidus protège les semis des écarts extrêmes de température.
  3. La couverture du sol permet ensuite de réduire considérablement le lessivage du sol et l’évaporation des eaux de pluie.
  4. En diversifiant les cultures, les couverts représentent une source non négligeable de restitution de carbone au sol.
  5. Enfin occuper le sol toute l’année évite l’apparition d’adventices et permet donc de réduire l’utilisation d’intrants de synthèse

Ces 5 objectifs répondent à un principe majeur en agroécologie : (ré)activer des schémas de fonctionnement naturels du sol.

Vous êtes intéressé par la mise en place d’une transition agroécologique ? Le CDA vous propose un accompagnement « à la carte », selon vos problématiques terrain. Contactez notre équipe d’experts agronomes, et nous réaliserons ensemble un audit de votre sol et de votre exploitation. 

 

 

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